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En 1964, des décennies avant que l’informatique ne rende la pratique familière, Mikrophonie I de Karlheinz Stockhausen est la première incursion de la musique dans un nouveau domaine: le traitement en direct du son d’un grand tam-tam joué simultanément par les percussionnistes et les ingénieurs du son. Quelques années plus tard, Mémoire / Érosion de Tristan Murail transpose les effets de la musique concrète (boucles, réinjections, saturation) dans un concerto pour cor et ensemble selon une démarche que l’on pourrait dire en miroir de l’oeuvre de Stockhausen. Suivant cette voie, Yann Robin transcende le jeu du violoncelle pour en faire un générateur de sons inouïs.

Tristan Murail
France, 1947
Mémoire / Érosion (1976) pour cor et neuf instrumentistes

Karlheinz Stockhausen
Allemagne, 1928-2007
Mikrophonie I (1964)
pour tam-tam, deux micros et deux filtres à potentiomètres

Yann Robin
France, 1974
Quarks II (2020) ** pour violoncelle et ensemble de treize musiciens

En coproduction avec le  Lemanic Modern Ensemble

** création mondiale

Jean-Philippe Cochenet cor Eric-Maria Couturier violoncelle Thibaud Cardonnet, Damien Darioli, Till Lingenberg, Jean-Marie Paraire, Jean-Baptiste Solano, Gabriel Valtchev percussions Lemanic Modern Ensemble Jonathan Stockhammer direction Daniel Zea réalisation électronique

Salle communale de Plainpalais
Rue de Carouge 52
1205 Genève


Festival Archipel / Érosions