L’apéro du Chat: Cocktail 🌈

par 10 juin 2022Art contemporain, Billet d'humeur

En ce mois des fiertés, Le Chat Perché se remémore les expos arc-en-ciel qu’il a pu visiter. Il tient d’ailleurs a féliciter certains musées ayant consacré des rétrospectives sur des artistes queers tels que l’activiste non-binaire Zanele Muholi, exposé·e au Tate (2020-2021), à la GAO d’Ottawa au côté de Claude Cahun et Marcel Moore en 2019, ou encore chez Luma Westbau en 2018 à Zürich, où l’on pouvait découvrir ses photos et vidéos. D’ailleurs, c’est cette exposition parmi tant d’autres qui m’a donné le courage et inspiré pour créer Le Chat Perché. Il faut dire que j’aurais voulu voir plus d’accrochages comme ces derniers lorsque j’étais en études.

Heureux de constater que les expos ayant pour thème l’acceptation des différences ne cessent de fleurir, je me réjouis de découvrir des artistes trop peu montrés jusqu’à présent. De reste, on notera que l’art s’invite de plus en plus dans des lieux ou on l’attendait moins. Ceci explique certainement le succès de l’exposition du musée d’histoire naturelle de Berne Queer – La diversité est dans notre nature, prolongée pour le coup jusqu’au 19 mars 2023. J’ai eu le plaisir de découvrir cette expo avec ma meilleure amie, chimiste de profession. Nous avons ainsi pu se plonger dans l’univers de l’autre.

La tendance curatoriale est au mélange des genres et des époques. C’est le cas avec le musée d’art et d’histoire à Genève, qui propose des expos nous permettant de redécouvrir les trésors oubliés de leur collection. De même pour l’Ariana, qui a su dynamiser ses expos temporaires. En cherchant à atteindre un public élargi, le musée nous permet d’avoir un autre regard et de mieux nous questionner sur l’époque. On se souvient notamment d’Ai Wei Wei qui s’était invité au Palais Rumine en parsemant ses oeuvres contemporaines parmi la collection permanente, créant ainsi un véritable jeu de piste. Dans un autre registre Rock me Baby au CACY, apportait une vue d’ensemble sur la machine à écrire Hermès Baby, permettant ainsi de redécouvrir par le prisme de l’art contemporain cet objet du patrimoine vaudois.

L’exposition muséale évolue.  Elle mêle souvent plusieurs médias et apporte une réflexion sur un thème sociétal. L’art est decontextualisé, il est plus que jamais un langage permettant de décrypter la pensée. Espérons que l’humanité aura aussi l’envie et la curiosité de découvrir l’autre, le différent et saura apprécier ce qui lui faisait peur à priori.

Zanele Muholi, Ntozakhe II, Parktown, 2016

Queer – La diversité est dans notre nature

Facing Claude Cahun and Marcel Moore

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