L’image du jour: This Will Not End Well de Nan Goldin
Nan Goldin est l’une des artistes les plus discutées et les plus controversées de notre époque. Dans six salles au design unique, l’exposition rétrospective “Ça ne finira pas bien” est présentée. Découvrez le talent artistique de Nan Goldin sous la forme d’un diaporama avec son et musique, où des milliers de photographies sont disposées dans des histoires d’amour, d’intimité, de dépendance et de perte. Avec des instantanés non filtrés et tendres de l’intimité et des relations, de la vie quotidienne, des fêtes sauvages et de la lutte entre l’indépendance et la dépendance, Nan Goldin a marqué notre époque de manière inoubliable. “This Will Not End Well” embrasse, en tant que première exposition, la vision originale de Goldin de la façon dont son œuvre doit être vécue. En se concentrant entièrement sur des diaporamas et des installations vidéo, l’exposition revient aux racines de l’art de Goldin.
Jusqu’au 26 février
Moderna Museet
Slupskjulsvägen 7–9
SE-103 27 Stockholm
Suède
Couple in bed, Chicago, 1977 © Nan Goldin. Courtoisie de l’artiste et de la galerie Gagosian
Partagez cet article:
Plus d’articles
« Je trace ma ligne calmement » de Claude Cortinovis
Dans le livre Je trace ma ligne et comble un vide, calmement de Claude Cortinovis, le café devient écriture. La boisson apparaît sous forme de trait sur un papier millimétré à la main par l’artiste. De l’encre mêlée à du café noir strie méticuleusement le papier. Ce travail, suite d’une série d’ouvrages ayant pour titre Je trace ma ligne… est un thème récurrent chez l’artiste. Ces traits représentent l’empreinte que l’on laisse sur Terre. Cela tombe bien, car le café favorise les rencontres, qu’elles soient amicales, professionnelles ou amoureuses. Ces rencontres peuvent à la fois concrétiser un projet ou mener à la filiation. Elles sont les gardiennes de la perpétuité de l’humanité.
Epiphany 21 de Daniel Orson Ybarra
Les oeuvres de Daniel Orson Ybarra semblent provenir d’une galaxie toute proche, voire parallèle. Il nous semble percevoir, à travers les lignes peintes, les mirages d’une autre réalité. Constituées de plusieurs couches, elles stimulent une illusion de profondeur.
L’Afrique du Sud dans les yeux de James Nachtwey
Avec South Africa, Transkei (1992), il est question d’un rituel de passage à l’âge adulte. Les garçons du peuple Xhosa, natifs de l’Etat du Tranksei, s’enduisent d’argile blanche et s’isolent durant plusieurs semaines pour ensuite assumer les responsabilités incombant à un homme. L’action de photographier ces traditions de longue date rend le travail de James Nachtwey encore plus engagé, sachant que durant l’apartheid, les habitants du Tranksei étaient privés de droit et de toute citoyenneté. Le fait de perdurer ce rituel constitue un véritable symbole de lutte politique.


