Dans une peinture vaporeuse, l’artiste originaire du Pakistan, basée aux États-Unis, Fiza Khatri dresse des portraits intimes de sa communauté. Faisant cohabiter l’acrylique apposée à l’aérographe, et la peinture à l’huile, l’artiste a su retranscrire l’âme sur la toile de ses proches qui ont posé dans son atelier. Ces derniers sont immortalisés dans des poses naturelles qui reflète encore mieux la personnalité de chacun. Tout comme Zanele Muholi, Fiza Kathri représente essentiellement des personnes issues de la communauté LGBTQIA+. Iel s’inspire des miniatures Rājput dont elle en gardera uniquement le schéma narratif, tout en leur configurant un nouveau récit, bien plus personnel. Il y a certainement une volonté de visibiliser de manière bienveillante les personnes queer en les incorporant à une peinture qui crée un lien entre le politique et l’intime. Inutile de préciser que tous ce qui est intime est intime est politique, car c’est le reflet de notre identité. Il faut également noter qu’une végétation cultivée est omniprésente dans les toiles de l’artiste. Est-ce pour symbolisé l’encrage des racines de ses protagonistes, qui subsiste dans l’esprit de toute personnes queer cherchant à vivre sa vie librement?

At Other’s Edge, 2024

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