Le saviez-vous? 21 mètres de Fabrice Gygi

par 12 janvier 2021Art contemporain, Le saviez-vous?

Saviez-vous vous que la hauteur de la sculpture 21 mètres de Fabrice Gygi correspond à la hauteur de construction maximale autorisée dans le quartier de Chandieu à Genève?

Ce pylône d’acier émergeant de son socle de béton ne passe pas inaperçu. Entre les nouveaux immeubles de ce quartier éco-responsable, il trône au centre de la place de Chandieu, rappelant que chaque édifice ne doit pas dépasser 21 mètres. Le contrôle, le pouvoir et la sécurité sont les thèmes de prédilection de l’artiste genevois. Il faut dire qu’il a pour habitude de se re-approprier des éléments de l’espace publique avec pour prédilection les grillages, les pylônes et autres caillebotis. Il puise également son inspiration dans le matériel et le mobilier militaire, comme les tentes et les torpilles. Ses estampes quant à elles relèvent de l’abstraction géométrique. Au niveau formel, 21 mètres rappelle les Pylônes (2004) présents au Mamco lors de son exposition Mutual Agreement en 2005. Installée en 2012, cette sculpture monumentale témoigne de l’avant-gardisme de l’artiste qui se préoccupe déjà au sujet des antennes pullulant dans la ville. A cette époque nous n’envisagions même pas la 5G. La possibilité de bénéficier d’une bonne connexion à internet partout en ville était en soi déjà une nouveauté. Le socle de l’oeuvre servant aussi de bassin fait le bonheur des enfants du quartier. Elle sera peut-être pour eux le symbole d’une période propre à leur génération.

21 mètres, 2012
Place de Chandieu 
1202 Genève

Mutual Agreement en 2005 au Mamco
21 mètres, 2012

Suivez le Chat

A lire aussi

En ce mois de juillet, il est bon de se rendre dans le Val-de-Travers! Outre le spectaculaire Creux-du-Van, on pourra admirer les œuvres d’artistes suisses avec l’incontournable Art Môtiers 2026, mais aussi « Fées vertes », une exposition qui prend ses quartiers aux Six Communes.

Fraîchement diplômée de la HEAD, la jeune artiste Kim Pearl Rosset a présenté Aubépine pour son travail de bachelor. Ces sculptures, alliant prouesses techniques et poésie, nous livrent un triste constat sur l’état du monde.