Être collectif – la convivialité par nature, à la galerie Les filles du calvaire réunit le travail d’artistes de la jeune scène française issus d’horizons variées : Clément Davout, Damien Fragnon, Charlie Jouan, Jean-François Krebs, Naomi Maury et Felipe Vasquez, dont le travail interroge le vivant.
L’observation attentive et la connaissance, à la fois scientifique et intuitive de l’ensemble du vivant, nous engagent à reconsidérer en profondeur notre manière d’habiter le monde. Les différentes formes de vie que l’on trouve dans la nature, par leurs comportements singuliers, leurs modes d’existence discrets ou foisonnants, leurs interactions subtiles, nous rappellent que les frontières que nous posons entre les choses, entre l’humain et le non-humain, entre le dedans et le dehors, sont poreuses, voire illusoires. Tout est en tout. L’intérieur n’est pas séparé de l’extérieur ; il en est le prolongement : “comme la surface cutanée fait de nous les participants de l’équilibre universel, des adaptés du dehors et du dedans.”¹ S’imaginer en dehors de cette trame du vivant, s’en détacher ou s’en extraire, c’est se priver de la richesse de son propre être, de sa capacité à être au monde, de l’empathie profonde envers ce qui vit.

