Perception dans un sens, technique dans l’autre : voilà l’image fragile de Romain Bernini défaite, brisée, réduite à des signes, du sens, de l’information. Je dis, je décris : voilà maintenant un garçon qui marche en équilibre, les bras levés. Je caractérise les couleurs, les coulures, les jaunes, les roses et le bleuté crépusculaire, je prompte la montagne, la Lune, le soleil, les arbres, j’en tire un style et c’est ainsi, c’est fini — tout a été réduit.
Pourtant, ça résiste.
Il me semble même que toute la peinture de Romain Bernini tient à cette force de résistance-là, une force mélancolique.
—Tristan Garcia

